Ce concept est apparu en
France, au milieu des années 1980.
D’abord
initié dans le cadre d’ateliers ou de bureaux
relais, les pépinières ou ruches ou couveuses
étaient des outils tournés prioritairement
vers l’insertion par l’économique et
la reconversion de sites industriels. Ce concept a évolué
et dans les années 90, les pépinières
d’entreprises sont devenues des outils d’hébergement,
de services, et d’accompagnement. La crise de l’immobilier,
doublée de la chute du nombre des créations
d’entreprises dans les années 1992-1996 a eu
pour conséquence de mettre certaines collectivités
en difficulté par rapport à leur immobilier
d’entreprises. Pour certaine commune, la tentation
a été de transformer les pépinières
en hôtel d’entreprises pour signer des baux
commerciaux et ainsi se préserver du départ
rapide des entreprises.
Dans ces années là, l’intercommunalité
et la mise en place d’outils communs sur les bassins
n’étaient pas de mise pour les collectivités
locales. Les élus privilégiaient un outil
local, communiquaient autour et essayaient de le faire vivre.
Les pépinières ont perdu leur nature et n’ont,
parfois, plus joué le rôle d’accompagnement
et de soutien à la création.
En 1997 les choses évoluent. Une
norme vient définir précisément la
mission des pépinières et référence
le métier de dirigeant de pépinières
d’entreprises. Un nouveau métier est décrit.
Un nouvel outil est mis en place. Désormais, une
pépinière doit remplir 3 missions : l’hébergement,
les services, l’acccompagnement. L’équipe
dirigeante doit être en capacité d’exécuter
ces missions. Ainsi cet outil de développement économique,
ne se trouve plus lié directement à une notion
immobilière mais plus sûrement à un
profil de soutien à la création d’entreprises.
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