Une
des clés du succès d’une pépinière
est son inscription claire dans une dynamique et une cohérence
territoriale de développement. Cette inscription relève
de la compétence et de la responsabilité des
acteurs locaux. Mais ceux-ci ne peuvent plus aujourd’hui
se contenter de la seule mise en oeuvre d’un équipement
économique. Accompagner, consolider les nouvelles entreprises
ne suffit plus, il faut désormais être capable
de procéder à un véritable diagnostic
des besoins en création d’entreprises et situer
ces créations dans une cohérence économique
globale (territoire, agglomération).
Les pépinières
font partie intégrante des projets locaux
et intercommunaux de développement.
Bien souvent, l’absence de pépinière
ou de structure équivalente est ressentie comme un
handicap. Or l’existence d’une pépinière
n’est pas en soi, une garantie de développement
local :
Tout dépend de sa place, de sa fonction, de sa finalité
et de son insertion dans un dispositif plus large ou développement
économique, développement social, planification
et aménagement vont de pair. Tout dépend aussi
de la problématique de développement à
Iaquelle est confronté le territoire urbain dans lequel
elle s’insère forte expansion économique,
crise, reconversion et mutation...) et des capacités
de ce territoire à opérer un repositionnement
stratégique.
Tout dépend enfin de la capacité de ce territoire
à analyser et évaluer les besoins et les demandes
des porteurs de projets.
Néanmoins, l’inscription des pépinières
dans une cohérence régionale est bien recherchée
et leur vocation à dynamiser une économie territoriale
affichée.
Elles doivent être
des facteurs de développement.
Elles doivent être des équipements économiques.
En
tant que facteur de développement, les pépinières
complètent ou impulsent des dynamismes économiques
et peuvent contribuer à freiner des mouvements de crise.
Elles renforcent incontestablement l’image dynamique
des régions qui en sont pourvues, elles participe à
leur symbolique En synergie avec d’autres facteurs,
les pépinières contribuent à organiser
et à structurer les flux et échanges, sans lesquels
les territoires, systèmes vivants, ne peuvent fonctionner
et se renforcer. C’est sous cet angle, celui d’une
économie en réseaux, qu’elles apparaissent
comme des infrastructures essentielles aux dynamiques urbaines,
comme des maillages et réseaux territoriaux d’échanges.
Dans ce contexte économique, l’éclairage
statistique amène logiquement au constat que font également
les villes : les pépinières sont une réponse
pertinente à la fragilité des jeunes entreprises.
Elles leur permettent de réduire considérablement
leur taux de mortalité qui, dans un grand nombre de
pépinières, plafonne entre 5 et 10 %. Aujourd’hui
les pépinières ne sont pas de simples produits
de l’immobilier et de I’aménagement économique,
mais acquièrent le statut d’entreprises qui «
fabriquent » des entreprises. Cela les expose bien évidemment
à la concurrence et les oblige à acccroître
leurs performances, y compris dans le domaine de la gestion.
C’est pourquoi nous assistons depuis quelque temps à
une évolution très sensible du fonctionnement
et de le la gestion des pépinières d’entreprises
:
Organisation des directeurs de pépinières en
réseaux régionaux et/ou nationaux
Multiplication
des pépinières éclatées et des
centres de ressources
Mise
en place de la Norme AFNOR NF Services pépinières.
Ce label permet à terme de valoriser l’outil pépinière
et d’assurer les créateurs et entrepreneurs ainsi
que les acteurs locaux de l’efficacité des moyens
mis en oeuvre pour I l'aide et l’accompagnement des nouvelles
entreprises.
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